Hélène Langevin

Hélène Langevin

La genèse

En 1987, après des études en danse contemporaine à l’Université du Québec à Montréal (1983-1987), Hélène Langevin s’associe à Ginette Ferland, Rolline Laporte et Guylaine Savoie, trois chorégraphes ayant la même fougue créatrice qu’elle, pour créer le collectif Brouhaha Danse. Rapidement, la compagnie se démarque par ses pièces toniques et festives, et ses happenings in situ qui se révèlent de véritables éloges à la désinvolture.

Au sein de ce collectif, qui donne la part belle au théâtre de rue, au cirque, à la performance, au spectacle déambulatoire et à l’animation, Hélène Langevin conçoit Brouhaha (1987), Ça frise la frénésie (1988), puis une série de spectacles réalisés collégialement : Méfiez-vous des faux frissons (1989), Claire (1991) et La galerie des horribles (1992), présentée à Dresden en Allemagne et au Centre national des Arts à Ottawa.

Le déclic

Parallèlement à sa compagnie, la chorégraphe enseigne la danse créative aux enfants depuis ses 20 ans, et elle constate avoir toujours vécu sa vie greffée à l’enfance. En 1996, elle monte sa première création jeunesse : Roche, Papier, Ciseaux, et ce fut un déclic. Aujourd’hui, au sein de la compagnie Bouge de là (née des cendres de Brouhaha), elle se consacre exclusivement à la création de spectacles s’adressant aux enfants de 3 à 10 ans. Une véritable passion pour celle qui avoue son désir de transmettre aux jeunes le plaisir de danser depuis près de 30 ans, conciliant pédagogie et création.

L'art en mouvement

Le désir omniprésent d’Hélène Langevin d’explorer différentes formes d’art la conduit à s’engager dans des projets entremêlant la danse, la vidéo, le théâtre, les arts visuels, les ombres chinoises, etc. Tout au long de sa carrière, elle s’est attachée à approfondir ses recherches sur le corps en mouvement, et son objectif premier est de fouiller la théâtralité et de créer un langage qui lui permette de mieux transmettre sa vision du mouvement aux enfants.

L’oeuvre, le corps et la collaboration

Privilégiant le travail d’équipe et travaillant souvent à partir de l’improvisation, la chorégraphe se considère comme un chef d’orchestre, donnant le ton et la qualité du mouvement — ou alors comme un peintre, dont la palette de couleurs serait constituée de la personnalité de ses danseurs, choisis avec soin pour chaque création dans l’objectif de créer une symbiose entre eux.

Le travail collaboratif d’Hélène Langevin avec ses interprètes et ses collaborateurs est le théâtre d’échanges nourrissants pour la création d’une œuvre. L’apport des danseurs, comme dans tout projet de la chorégraphe, constitue une part importante dans son processus créatif, qui sera alors teinté des couleurs de chacun. Leur humanité, la façon dont ils habitent leur corps, leur personnalité, leur rapport à la danse, leur singularité, vont à coup sûr influer sur la création. Charismatiques, bons communicateurs, ils serviront de courroie de transmission entre l’œuvre et le spectateur.

Ludiques, fantaisistes et empreintes de poésie, les chorégraphies d’Hélène Langevin laissent une grande place à l’imaginaire des enfants et à leur propre créativité.